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SA VIE

Marcellin, qui es-tu ?

Les grands traits de sa personnalité

Né en 1789, à Marlhes (France), Marcellin, prêtre de la Société de Marie, attristé par l'état d'ignorance des jeunes gens de la campagne, fonda l'Institut des Frères Maristes des écoles pour leur donner l'éducation chrétienne.

Animé d'un amour particulier pour la Mère de Dieu, il apprit d'elle la pratique de l'humilité et de l'amour de Dieu et des hommes et en rendit témoignage.

Il voulut que ses disciples la prennent pour Mère et premier modèle dans l'éducation des jeunes.

Il est mort à Notre-Dame de l'Hermitage, près de Saint-Chamond, le 6 juin 1840.

Vicaire de village, Marcellin Champagnat parcourt inlassablement l'immense paroisse de La Valla, où les nombreux hameaux s'accrochent aux pentes des montagnes du Pilat.

Un prêtre de terrain

Terrien lui-même, il comprend les difficultés des habitants qui vivent de maigres cultures, d'un petit élevage et d'un artisanat familial, comme la fabrication des clous.

Attentif à tous, il a le geste qui réconforte et les mots qui disent Dieu. Et bientôt la paroisse se transforme.

L'Hermitage... une vaste construction sur les bords du Gier, à 2 km de Saint-Chamond, Marcellin et ses frères l'ont construite en grande partie de leurs mains. Il leur a fallu gagner du terrain sur le rocher attaqué à grands coups de pics.

Marcellin est le premier à l'ouvrage et n'a pas peur de salir sa soutane prenant la pioche, la pelle ou la truelle.

Un constructeur dont la foi fait reculer la montagne

Dès novembre 1818, Frère Louis fonde la première école à Marlhes, et puis, c'est La Valla, Saint-Sauveur, Bourg-Argental, Tarentaise...

Aussi la petite maison de La Valla est devenue trop petite.

Et, en 1825, la communauté s'installe dans la maison de l'Hermitage.

Un éducateur, éveilleur de personnalités

C'est environ 400 jeunes gens de 12 à 15 ans qu'il formera au cours de ses 24 ans de ministère. Sa pédagogie faite de douceur, de fermeté et d'encouragement aide ses frères à découvrir et à épanouir leur personnalité. F. François, son premier successeur, ainsi que tant d'autres, garde un souvenir inoubliable des talents de formateur de Marcellin.

Prêtre en 1816, il est nommé vicaire à La Valla et, dès le 2 janvier 1817, deux jeunes gens, Jean-Marie Granjon et Jean-Baptiste Audras qu'il installe dans une modeste maison, deviennent ses premiers disciples voués à l'éducation dans les campagnes.

Un promoteur de l'éducation populaire

Avec quelques compagnons de séminaire, il forme le projet d'une société de prêtres, la Société de Marie...

Mais il répète : "Il faut aussi des frères pour éduquer et faire le catéchisme aux enfants des campagnes", car il a souffert de son manque de scolarisation primaire. Il est sensible à la détresse de la France rurale car, seules, les villes ont des écoles.

Un homme à l'humilité ambitieuse

Humilité, simplicité, modestie. "Faire le bien sans bruit... Mais aussi  : "Tous les diocèses entrent dans nos vues." Des frères sont dans le premier groupe de missionnaires qui part pour l'Océanie...

Marcellin Champagnat voudrait partir avec eux. Mais sa place est parmi ses frères, dans les jours lumineux et surtout lorsque de noirs nuages secouent l'édifice encore fragile de la jeune congrégation.

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